# Économie
Roulez couvert : pourquoi faut-il assurer son vélo ?
Publié le 28 mars 2025 à 14h11

Vous faites partie des 46% des Français qui utilisent le vélo au quotidien. Mais figurez-vous parmi ceux qui roulent encore sans filet ? Petit point assurance pour garder les mains sur le guidon.
Chaque jour, plus de 1 000 vélos sont volés en France. Oui, mille. Et si on ajoute à ça les accidents, les pannes et les galères en tout genre, assurer sa bicyclette n’a rien d’une idée saugrenue. Comment s’y retrouver et choisir la bonne protection selon son usage ? Voici un petit guide pour rouler l’esprit tranquille.
Cycliste du dimanche ou pro rider, (r)assurez-vous !
Tout d'abord, une petite information utile : si vous causez un accident à vélo, c'est votre assurance responsabilité civile qui prendra le relais. Elle est souvent incluse dans votre assurance habitation, mais mieux vaut vérifier les petites lignes de votre contrat. Pour tout le reste (vol, casse, assistance), il existe des assurances spécifiques. Tout dépend de votre profil de cycliste.
Le cycliste du dimanche : Si vous utilisez votre vélo pour quelques balades par an et que votre biclou n’a pas coûté plus cher qu’un vieux smartphone, une assurance complémentaire n’est pas indispensable. Vérifiez juste que votre assurance habitation vous couvre en responsabilité civile, et ça devrait rouler.
Le citadin occasionnel : Vous roulez régulièrement en ville, mais votre vélo passe plus de temps attaché à un arceau qu’entre vos jambes ? Une couverture vol et dégradations peut être une bonne idée, surtout si votre bicyclette a une valeur sentimentale, et que votre antivol ne résisterait pas à un coupe-ongles bien affûté.
Le vélotaffeur : Qu’il vente, ou qu’il neige, rien ne vous arrête ? Si votre vélo est votre deuxième maison, vous ne pouvez pas vous permettre de rester en rade. Dans ce cas, une assurance tous risques (vol, accident, assistance) est vivement conseillée, surtout si vous êtes équipé d’un VAE (vélo à assistance électrique). Suivant le modèle, la valeur de ces engins peut grimper à hauteur de plusieurs milliers d’euros. Cela vaut le coup de se poser la question.
Le pro rider : Vous dépassez tout le monde sur les pistes cyclables et les autres cyclistes vous confondent avec les motards ? Si votre bolide dépasse les 25 km/h ou 250 W de puissance, l’assurance de responsabilité civile n’est plus une option, mais une obligation légale. Ne passez pas à côté, sous peine de sanctions !
Les bons réflexes pour éviter les galères
Une bonne assurance, c'est bien. Mais ne jamais en avoir besoin, c'est encore mieux. Pour éviter les mauvaises surprises, quelques astuces à connaître :
Photographiez votre vélo sous toutes les coutures : Numéro de cadre, accessoires, traces d’usure... Plus vous avez de preuves en cas de vol, mieux c’est. Pour dégainer une annonce efficace et précise, il ne faut négliger aucun détail.
Optez pour un antivol sérieux : Les cadenas spirales en acier mou ? Oubliez. Un antivol robuste est un premier rempart contre les voleurs. Idéalement, choisissez un antivol en U certifié par des normes de résistance homologuées comme Sold Secure ou FUB. Attachez toujours le cadre (et si possible une roue) à un point fixe et solide. Et surtout, ne laissez jamais votre vélo sans surveillance dans un endroit isolé.
Enregistrez votre vélo sur Bicycode : Depuis 2021, ce marquage est obligatoire pour tous les vélos neufs vendus en France. Il s’agit d’un numéro unique gravé sur le cadre et référencé dans une base de données accessible aux forces de l’ordre. En cas de vol, un vélo marqué a beaucoup plus de chances d’être retrouvé et restitué à son propriétaire.
Equipez-vous d’un traceur : Antivols connectés, puces GPS… Cela fait un moment que ces dispositifs existent pour protéger votre précieux deux-roues. Si quelqu’un tente de s’en emparer, vous recevrez directement une alerte sur votre téléphone, sans que le malfrat ne puisse s’en apercevoir ! En effet, certains traceurs se glissent dans le cadre ou la tige de selle, vous permettant de suivre votre vélo en temps réel, furtivement.
Faites un check-up mensuel : Vérifiez la pression des pneus, l’usure des freins et le serrage des éléments sensibles. Un vélo bien entretenu, c’est un vélo plus sûr.
Bien entendu, assurer son vélo n’est pas systématiquement obligatoire, mais franchement malin. En fonction de votre usage et de votre monture, une protection adaptée peut éviter bien des ennuis et surtout vous permettre de rouler sereinement. Parce que pédaler, c’est sympa… mais sans assurance, vous pourriez vite pédaler dans la semoule.
Auteur : Marin TDM
Crédit photo : pictorius / iStock